Published on March 12, 2024

Se sentir dépassé ou exclu par la numérisation des services au Québec n’est pas une fatalité; la solution n’est pas de devenir un expert en technologie, mais de développer un “bon sens numérique” pratique.

  • Le principal risque n’est pas la complexité des outils, mais le manque de réflexes de base face aux fraudes et à la gestion des données personnelles.
  • Des ressources gratuites et adaptées (bibliothèques, programmes locaux) existent partout au Québec pour vous accompagner à votre rythme, sans pression.

Recommandation : L’objectif est de bâtir progressivement une “zone de confiance” pour réaliser vos démarches essentielles en ligne, comme prendre un rendez-vous médical ou consulter votre relevé bancaire, en toute quiétude.

La facture d’Hydro-Québec qui n’arrive plus par la poste, l’obligation de prendre rendez-vous sur Clic Santé, les communications de la banque qui se font par courriel… Si vous avez l’impression que tout se passe désormais en ligne et que vous risquez d’être laissé pour compte, vous n’êtes pas seul. C’est un sentiment partagé par de nombreux adultes au Québec qui n’ont pas grandi avec un cellulaire à la main. On entend souvent qu’il “faut se former” ou “se mettre à la page”, des conseils qui peuvent paraître intimidants et parfois même un peu culpabilisants.

Pourtant, la clé n’est pas de devenir un génie de l’informatique du jour au lendemain. Et si la véritable solution était plus simple et plus rassurante ? Si elle consistait à développer non pas des compétences techniques complexes, mais un “bon sens numérique” ? C’est l’équivalent de regarder des deux côtés de la rue avant de traverser, mais appliqué au monde digital. Il s’agit d’acquérir quelques réflexes fondamentaux pour naviguer en toute sécurité, protéger vos informations personnelles et utiliser les services essentiels sans anxiété.

Cet article n’est pas un cours technique. C’est un guide pensé pour vous, avec des mots simples et des exemples concrets du Québec. Notre objectif est de vous redonner le contrôle et l’autonomie, une étape à la fois. Nous verrons ensemble pourquoi ce sentiment d’exclusion est si présent, comment sécuriser vos transactions les plus importantes, où trouver de l’aide près de chez vous, et comment éviter les pièges courants sur les plateformes comme Facebook. L’idée est de construire votre confiance, pas à pas.

Cet article est structuré pour vous guider progressivement. Des raisons de la vulnérabilité numérique jusqu’aux astuces pour naviguer sur les portails gouvernementaux, chaque section est une étape pour renforcer votre autonomie.

Pourquoi les Québécois de plus de 50 ans sont 3 fois plus vulnérables à l’exclusion numérique ?

Si vous avez l’impression d’être plus exposé aux difficultés du numérique, ce n’est pas qu’un sentiment. C’est une réalité documentée qui n’a rien à voir avec l’intelligence ou la capacité d’apprendre. La principale raison est simple : l’exposition tardive. Contrairement aux générations plus jeunes qui ont grandi avec Internet, de nombreux adultes ont dû l’adopter plus tard dans leur vie, souvent par nécessité plutôt que par choix. Cela crée ce qu’on pourrait appeler une “fracture de confiance” plus qu’une simple fracture numérique.

Les chiffres le confirment. Selon une étude approfondie, au Québec, les personnes âgées de 50 ans et plus ont en moyenne les niveaux de compétences numériques les plus faibles. Un rapport de l’INRS sur la fracture numérique au Québec souligne que cette réalité n’est pas une fatalité, mais la conséquence d’un manque d’accompagnement adapté au fil des années. Il ne s’agit pas de ne pas “comprendre” la technologie, mais plutôt de ne pas avoir eu l’occasion de bâtir les réflexes de base dans un environnement rassurant.

Cette vulnérabilité est accentuée par la rapidité des changements. Les interfaces des sites web, les applications et les méthodes de sécurité évoluent constamment. Pour quelqu’un qui n’utilise pas ces outils tous les jours, chaque mise à jour peut ressembler à devoir tout réapprendre. Le sentiment d’être toujours “en retard” peut alors devenir décourageant et mener à un évitement de la technologie, ce qui, paradoxalement, augmente l’isolement et la dépendance.

La clé est donc de changer de perspective : il ne s’agit pas de rattraper un prétendu retard, mais de commencer à construire son propre parcours d’apprentissage, en se concentrant sur ce qui est réellement utile pour vous. L’objectif n’est pas de tout maîtriser, mais de gagner en assurance sur les tâches essentielles de votre quotidien.

Comment protéger vos transactions en ligne avec Revenu Québec et votre banque ?

La plus grande crainte liée au numérique est souvent celle de la sécurité financière. Effectuer sa déclaration d’impôts sur le site de Revenu Québec ou consulter son compte à la Caisse Desjardins ou à la Banque Nationale peut générer de l’anxiété. Heureusement, la protection de vos transactions repose sur quelques principes de base, relevant du fameux “bon sens numérique”.

Le premier réflexe est de toujours vérifier l’adresse du site. Avant même de songer à entrer un mot de passe, regardez la barre d’adresse de votre navigateur. Elle doit commencer par “https://” et non juste “http://”. Le “s” signifie “sécurisé” et indique que la connexion entre votre ordinateur et le site est chiffrée. Un petit cadenas doit aussi apparaître à côté de l’adresse. C’est un premier signe de confiance indispensable. De plus, assurez-vous d’être sur le site officiel. Pour les services gouvernementaux, l’adresse se terminera par quebec.ca ou canada.ca.

Le deuxième pilier de la sécurité est l’authentification à deux facteurs (aussi appelée validation en deux étapes). Pensez-y comme une double serrure sur votre porte. Même si quelqu’un vole votre clé (votre mot de passe), il lui faudrait aussi le code unique pour entrer. Concrètement, lorsque vous vous connectez, après avoir entré votre mot de passe, le site vous envoie un code temporaire par texto sur votre cellulaire ou via une application. C’est une étape supplémentaire simple qui bloque 99% des tentatives de fraude.

Ces mécanismes de protection symbolisent la transition d’une sécurité physique (comme un cadenas sur un journal intime) à une sécurité numérique, où la vérification est la clé.

Mains vérifiant la sécurité sur une tablette avec des éléments de protection numériques symboliques comme un cadenas.

Comme le suggère cette image, protéger ses informations en ligne est un acte délibéré. Il ne faut jamais se connecter à son compte bancaire depuis un ordinateur public (bibliothèque, hôtel) ou en utilisant un réseau Wi-Fi public non sécurisé (café, aéroport). Privilégiez toujours votre connexion Internet personnelle à la maison, qui constitue votre “zone de confiance” numérique.

Formation en bibliothèque ou tutoriels YouTube : comment apprendre le numérique au Québec ?

La décision est prise : vous voulez gagner en aisance. Mais par où commencer ? L’offre de formation est vaste et il est parfois difficile de s’y retrouver. Le choix de la bonne méthode d’apprentissage est aussi personnel que le choix d’un bon livre. Certains préfèrent un guide à leurs côtés, d’autres aiment explorer à leur propre rythme. Le plus grand obstacle n’est souvent pas technique, mais psychologique.

Comme le souligne l’experte en culture numérique Nellie Brière, le défi est de taille car “il faudra d’abord vaincre la technophobie ambiante”. Cette peur, tout à fait légitime, peut être apaisée en choisissant un environnement d’apprentissage où vous vous sentez en sécurité et non jugé. Il n’y a pas de “meilleure” méthode universelle, seulement celle qui vous convient le mieux.

Pour vous aider à y voir plus clair, voici une comparaison des principales options de formation disponibles au Québec, avec leurs avantages et leurs inconvénients. Ce tableau peut vous servir de point de départ pour votre réflexion.

Comparaison des options de formation numérique au Québec
Type de formation Avantages Inconvénients Coût
Bibliothèques publiques Gratuit, accompagnement personnalisé, équipement fourni Places limitées, horaires fixes Gratuit
Programme AlphaNumérique Adapté aux débutants, certification reconnue Engagement sur plusieurs semaines Gratuit
Formations à domicile Personnalisé, crédit d’impôt pour maintien à domicile Coût initial (autour de 50$/h) Payant
Tutoriels en ligne (YouTube, etc.) Flexibilité totale, accessible 24/7, immense variété Pas d’aide directe, autodiscipline requise, qualité variable Gratuit

Le choix dépend de votre personnalité. Si le contact humain et la possibilité de poser des questions directement sont importants, les ateliers en bibliothèque ou les programmes comme AlphaNumérique sont d’excellents points de départ. Si vous préférez la flexibilité et n’avez pas peur de chercher un peu par vous-même, les tutoriels en ligne sont une mine d’or. L’important est de commencer petit et de célébrer chaque nouvelle compétence acquise.

L’erreur des nouveaux utilisateurs Facebook qui exposent leurs données personnelles

Facebook est un outil formidable pour garder le contact avec la famille et les amis, surtout s’ils sont loin. Cependant, pour un nouvel utilisateur, c’est aussi un terrain où une simple erreur de réglage peut exposer beaucoup plus d’informations personnelles que l’on ne le souhaiterait. L’erreur la plus commune, et la plus risquée, est d’accepter les paramètres de confidentialité par défaut sans jamais les vérifier.

Quand vous créez un compte, Facebook a tendance à rendre beaucoup de vos informations “publiques” ou visibles par les “amis de vos amis”. Cela inclut votre date de naissance, votre ville de résidence, votre liste d’amis, et parfois même votre numéro de téléphone ou votre adresse courriel si vous les avez renseignés. Ces informations sont une mine d’or pour les personnes mal intentionnées qui pratiquent l’usurpation d’identité ou le hameçonnage ciblé.

Par exemple, afficher publiquement votre date et votre lieu de naissance complets donne deux des informations les plus souvent utilisées comme “questions de sécurité” sur de nombreux sites. Un fraudeur pourrait utiliser ces données pour tenter de réinitialiser le mot de passe de votre boîte courriel, par exemple. De même, une liste d’amis publique permet à n’importe qui de voir vos relations, ce qui peut être exploité pour créer de fausses demandes d’amitié en se faisant passer pour un de vos proches.

Le bon réflexe est de prendre 15 minutes, juste après avoir créé son compte ou dès maintenant si ce n’est pas fait, pour faire le tour de vos paramètres de confidentialité. Il ne s’agit pas d’être paranoïaque, mais simplement d’appliquer le même bon sens que dans la vie réelle : vous ne donneriez pas votre date de naissance complète à un inconnu dans la rue. Pourquoi le faire sur Internet ?

Votre plan d’action : sécuriser votre profil Facebook en 5 étapes

  1. Vérifiez qui peut voir vos publications : Allez dans “Paramètres et confidentialité” -> “Paramètres” -> “Public et visibilité” -> “Publications”. Assurez-vous que l’option par défaut est “Amis” et non “Public”.
  2. Cachez vos informations personnelles : Dans “Public et visibilité”, allez dans “Infos du profil”. Pour votre date de naissance, votre ville, votre courriel, choisissez “Amis” ou, encore mieux, “Moi uniquement”.
  3. Contrôlez votre liste d’amis : Toujours dans “Public et visibilité”, trouvez l’option “Qui peut voir votre liste d’amis ?”. Réglez-la sur “Amis” ou “Moi uniquement”.
  4. Gérez l’identification : Allez dans “Profil et identification”. Activez l’option qui vous demande d’examiner les publications dans lesquelles vous êtes identifié avant qu’elles n’apparaissent sur votre profil.
  5. Faites l'”Assistant confidentialité” : Facebook propose un outil guidé qui vous aide à vérifier les points les plus importants. C’est un excellent point de départ.

Comment naviguer Mon dossier citoyen et Clic Santé sans frustration au Québec ?

Accéder aux services gouvernementaux en ligne est devenu une nécessité, mais des portails comme Clic Santé ou Mon dossier citoyen peuvent sembler complexes au premier abord. La clé pour éviter la frustration est la préparation et la patience. Ces sites sont conçus pour être sécurisés, ce qui implique quelques étapes de vérification qui peuvent paraître lourdes, mais qui sont là pour vous protéger.

Pour Clic Santé, l’outil principal pour prendre rendez-vous pour une prise de sang ou un vaccin, le secret est d’avoir toutes les informations sous la main avant de commencer. Ayez votre carte d’assurance maladie (la “carte soleil”) devant vous. Vous aurez besoin de votre numéro d’assurance maladie (NAM) et de la date d’expiration. Le site vous guidera étape par étape. Lisez bien chaque instruction. Si une page ne charge pas, respirez profondément et réessayez après quelques instants. N’ayez pas peur de demander l’aide d’un proche de confiance (un enfant, un voisin) pour la première fois. C’est ce qu’on appelle un “partenaire numérique”.

Le plus important est de toujours passer par le site officiel. Une simple recherche “Clic Santé Québec” sur Google vous y mènera. L’adresse doit être portal3.clicsante.ca. Méfiez-vous des sites qui pourraient ressembler à Clic Santé mais qui vous demandent des informations bancaires : la prise de rendez-vous est toujours gratuite.

Quant à Mon dossier citoyen, il centralise vos communications avec le gouvernement. Pour y accéder, vous utiliserez probablement le service clicSÉQUR, qui est la porte d’entrée sécurisée de l’État québécois. La création de votre compte clicSÉQUR est l’étape qui demande le plus de concentration. On vous demandera des informations issues de votre déclaration de revenus ou de votre avis de cotisation. Encore une fois, la préparation est essentielle. Une fois votre compte créé, la navigation dans Mon dossier citoyen devient beaucoup plus simple pour consulter vos documents.

Comment naviguer Mon dossier citoyen et Clic Santé sans frustration au Québec ?

L’un des plus grands défis de la littératie numérique est de surmonter le sentiment d’être seul face à un écran qui ne coopère pas. Naviguer sur les portails gouvernementaux comme Mon dossier citoyen peut en être un parfait exemple. Cependant, une fois que l’on comprend leur logique, ces outils deviennent de précieux alliés pour gérer ses affaires sans avoir à se déplacer ou à attendre au téléphone.

Le portail Mon dossier citoyen, par exemple, peut sembler intimidant, mais son but est de vous simplifier la vie. C’est un espace personnel et sécurisé où vous pouvez, entre autres, recevoir vos communications du Directeur de l’état civil, de la Régie du logement ou même payer un constat d’infraction. La première connexion via clicSÉQUR est le plus grand effort à fournir. Une fois cette étape passée, considérez cet espace comme votre bureau personnel en ligne. Prenez le temps de l’explorer sans pression. Cliquez sur les différents menus pour voir ce qu’ils contiennent. Vous ne risquez rien à simplement regarder.

Une astuce simple pour réduire la frustration est d’utiliser un ordinateur plutôt qu’un cellulaire pour les premières utilisations. L’écran plus grand permet d’afficher plus d’informations à la fois et de naviguer plus confortablement. De plus, gardez un cahier à portée de main pour noter votre identifiant clicSÉQUR et les réponses à vos questions de sécurité. C’est une méthode “à l’ancienne” qui a fait ses preuves pour ne pas rester bloqué.

Enfin, rappelez-vous que ces sites sont le fruit du travail d’humains, pour des humains. Si vous êtes bloqué, des ressources d’aide existent. Les services gouvernementaux offrent souvent des lignes d’assistance téléphonique. Il n’y a aucune honte à décrocher le téléphone pour demander une clarification. L’autonomie numérique, c’est aussi savoir quand et comment demander de l’aide.

Comment sécuriser vos comptes bancaires contre la fraude en ligne au Québec ?

Au-delà de la protection de vos transactions, la sécurité de vos comptes bancaires passe par la vigilance face à une menace bien précise : l’hameçonnage (ou “phishing” en anglais). Les fraudeurs sont passés maîtres dans l’art de créer des courriels et des messages textes (SMS) qui semblent provenir de votre banque pour vous voler vos informations.

Leur technique repose presque toujours sur la même stratégie : créer un sentiment d’urgence ou de peur. Vous pourriez recevoir un courriel intitulé “Activité suspecte sur votre compte” ou “Votre accès sera suspendu”. Le message vous demandera de cliquer sur un lien pour “vérifier votre identité” ou “réactiver votre compte”. C’est un piège. Ce lien ne mène pas au vrai site de votre banque, mais à une copie parfaite conçue pour enregistrer l’identifiant et le mot de passe que vous y tapez.

Le réflexe de “bon sens numérique” à adopter est ce que l’on peut appeler le “double-clic mental”. Avant de cliquer sur quoi que ce soit, arrêtez-vous et réfléchissez. Une banque ou une institution financière ne vous demandera JAMAIS de confirmer vos informations personnelles ou votre mot de passe par courriel ou par texto. Jamais. Si vous avez un doute, la seule chose à faire est de fermer le courriel ou le message, d’ouvrir votre navigateur web, et de taper vous-même l’adresse du site de votre banque (par exemple, desjardins.com ou bnc.ca) pour vous connecter comme vous le faites d’habitude. Si un problème existe réellement, vous le verrez une fois connecté à votre compte.

Faites aussi attention aux détails dans les messages suspects. Souvent, ils contiennent des fautes d’orthographe ou de grammaire. L’adresse de l’expéditeur peut aussi être étrange (par exemple, “securite-desjardins@mail-service.com” au lieu d’une adresse officielle). En cas de doute, la meilleure chose à faire est de supprimer le message sans y répondre et sans cliquer sur aucun lien.

À retenir

  • Le “bon sens numérique” est plus important que la maîtrise technique : il s’agit d’acquérir des réflexes de prudence et de vérification.
  • La sécurité en ligne repose sur des gestes simples : vérifier le “https://”, utiliser l’authentification à deux facteurs et ne jamais cliquer sur un lien urgent dans un courriel.
  • L’autonomie s’acquiert progressivement. Commencez par maîtriser une tâche utile (ex: Clic Santé) avec de l’aide si besoin, avant de passer à la suivante.

Comment intégrer l’industrie tech québécoise par les formations intensives et reconversions

En lisant sur la littératie numérique, vous avez peut-être vu passer des articles sur l’industrie de la technologie au Québec, un secteur en pleine effervescence qui recherche activement des talents. On y parle de formations intensives (“bootcamps”) et de reconversions rapides. Pour la majorité des adultes qui cherchent simplement à gagner en autonomie, cet univers peut sembler à des années-lumière de leurs préoccupations. Et c’est tout à fait normal.

L’objectif de cette section n’est pas de vous suggérer une reconversion professionnelle, mais de vous aider à comprendre la logique de ce monde pour ne plus le subir. Savoir que des gens peuvent apprendre à coder en quelques mois et intégrer l’industrie tech met en perspective la vitesse à laquelle le monde numérique évolue. Cela explique pourquoi les applications et les sites web changent si souvent : ils sont créés et mis à jour par des gens qui vivent dans une culture d’innovation constante.

Comprendre cela permet de dédramatiser. Le fait qu’un site change d’apparence n’est pas une attaque personnelle ou une tentative de vous exclure. C’est simplement le résultat d’un secteur qui avance très vite. Votre objectif n’est pas de suivre ce rythme effréné, mais de vous assurer d’avoir des fondations si solides que ces changements de surface ne vous déstabilisent plus. C’est comme apprendre à conduire : une fois que vous maîtrisez les bases (le volant, les pédales, le code de la route), peu importe que le tableau de bord d’une nouvelle voiture soit légèrement différent, vous savez toujours comment la conduire en sécurité.

Votre “formation intensive” à vous, c’est de bâtir votre “bon sens numérique”, d’apprendre à sécuriser vos comptes et à reconnaître un courriel frauduleux. Ce sont ces compétences de base, et non la capacité à créer un site web, qui vous garantiront une autonomie durable et une participation sereine à la société numérique québécoise.

L’autonomie numérique est un chemin, pas une destination. Chaque petite étape, que ce soit la vérification de vos paramètres de confidentialité ou une première connexion réussie à un service en ligne, est une victoire. L’étape suivante consiste à mettre en pratique ces conseils, en commençant par l’action qui vous semble la plus simple et la plus utile pour vous aujourd’hui.

Written by Marc Gagnon, Marc Gagnon est conseiller en développement économique régional depuis 16 ans, titulaire d'un MBA de HEC Montréal et d'une formation en développement territorial, actuellement directeur du développement économique dans une municipalité régionale de comté des Cantons-de-l'Est. Il accompagne les entrepreneurs et PME manufacturières dans leur croissance, leur accès au financement et leur transition écologique.