
Contrairement à l’idée reçue, bien investir au Québec ne signifie pas tout miser sur des titres locaux, mais plutôt de construire un portefeuille où l’investissement québécois agit comme un cœur stable, intelligemment complété par une diversification mondiale pour maîtriser le risque.
- Le « Cœur » de votre portefeuille peut être constitué de placements québécois solides comme les fonds de travailleurs (FTQ/Fondaction) et des FNB exposés aux piliers de l’économie locale.
- Les « Satellites » sont des investissements plus larges (FNB mondiaux, secteurs de croissance) qui protègent votre capital contre le risque de concentration, aussi appelé “biais domestique”.
Recommandation : Adoptez l’approche « Core-Satellite » pour bâtir un patrimoine à double rendement : financier pour vous, et économique pour le Québec.
Pour l’investisseur québécois, l’idée de placer son argent dans l’économie d’ici est plus qu’une simple transaction financière; c’est un geste porteur de sens. Soutenir les entreprises qui façonnent notre quotidien, de l’aéronautique à l’intelligence artificielle, est une motivation puissante. Spontanément, le réflexe nous pousse vers des solutions connues comme les fonds de travailleurs, qui offrent un avantage fiscal immédiat tout en promettant d’irriguer le tissu économique de la province. On pense aux grands noms, aux fleurons industriels, et on imagine son épargne contribuer à leur succès.
Pourtant, cette approche, bien que louable, cache un risque souvent sous-estimé : le biais domestique. En concentrant une trop grande partie de son portefeuille sur un seul marché, même un marché aussi dynamique que celui du Québec, on s’expose de manière disproportionnée à ses soubresauts. Mais alors, faut-il renoncer à l’investissement local pour se tourner uniquement vers les marchés mondiaux ? La véritable clé n’est pas de choisir un camp, mais de créer une synergie. Il s’agit de bâtir un patrimoine à double rendement, à la fois financier et local, en utilisant une stratégie éprouvée.
Cet article propose une feuille de route pour dépasser le patriotisme économique instinctif et adopter une approche d’investissement structurée. Nous explorerons comment faire des piliers de l’économie québécoise le « Cœur » solide de votre portefeuille, tout en utilisant la diversification mondiale comme des « Satellites » protecteurs. L’objectif est simple : aligner vos investissements avec les forces du Québec, non pas par principe, mais parce que c’est une stratégie gagnante lorsqu’elle est bien exécutée.
Pour vous guider dans cette démarche, nous avons structuré cet article en plusieurs étapes clés. Vous découvrirez les forces et les faiblesses des différentes options d’investissement local, pour ensuite apprendre à les intégrer dans un cadre global qui maximise votre potentiel de rendement tout en minimisant les risques.
Sommaire : La méthode pour un portefeuille québécois performant et diversifié
- Pourquoi investir dans l’aéronautique québécoise reste pertinent malgré les turbulences ?
- Comment investir dans des fonds Fondaction ou FTQ pour soutenir l’économie québécoise ?
- Hydro-Québec, SAQ et Loto-Québec : peut-on investir dans les sociétés d’État québécoises ?
- L’erreur des investisseurs québécois qui concentrent trop leur portefeuille localement
- Comment investir dans des startups québécoises via le financement participatif ?
- Comment investir dans des fonds Fondaction ou FTQ pour soutenir l’économie québécoise ?
- Comment calculer le montant réel dont vous aurez besoin pour 30 ans de retraite au Québec ?
- Comment réduire vos frais bancaires de 300 $CAD/an et mieux gérer votre argent au Québec
Pourquoi investir dans l’aéronautique québécoise reste pertinent malgré les turbulences ?
Le secteur aéronautique québécois, bien que reconnu mondialement, est souvent perçu comme cyclique et sujet aux chocs économiques mondiaux. Les manchettes sur les difficultés des chaînes d’approvisionnement ou les fluctuations des commandes peuvent effrayer l’investisseur prudent. Pourtant, regarder au-delà de ces turbulences révèle une résilience et un potentiel stratégique uniques, en grande partie grâce à l’implication directe du gouvernement québécois. Ce secteur est un pilier de l’économie, considéré trop important pour être laissé à la merci des seuls aléas du marché.
L’exemple le plus parlant est sans doute l’engagement continu d’Investissement Québec dans le programme A220. Après le retrait de Bombardier, beaucoup craignaient pour l’avenir du programme. Or, le gouvernement, via son bras financier, a non seulement maintenu sa participation, mais a aussi réinvesti massivement. En février 2022, un investissement additionnel de 300 millions de dollars a été engagé pour accélérer la production. Cet engagement de l’État agit comme un puissant stabilisateur, envoyant un signal fort aux marchés et assurant une continuité que peu de secteurs privés peuvent garantir.
Pour l’investisseur, cela signifie que placer une partie de son capital dans des entreprises liées à l’aéronautique québécoise, c’est miser sur un secteur qui bénéficie d’un soutien structurel. Il ne s’agit plus seulement d’évaluer une entreprise sur ses seuls mérites, mais de reconnaître qu’elle fait partie d’un écosystème stratégique pour le Québec. C’est un excellent candidat pour le « Cœur » d’un portefeuille, offrant un potentiel de croissance ancré dans une volonté politique et économique à long terme.
Comment investir dans des fonds Fondaction ou FTQ pour soutenir l’économie québécoise ?
Pour de nombreux Québécois, les fonds de travailleurs comme le Fonds de solidarité FTQ et Fondaction de la CSN représentent la porte d’entrée par excellence de l’investissement local. Leur popularité repose sur un double avantage très attractif : un généreux crédit d’impôt et la promesse de contribuer directement à la vitalité des PME québécoises. Ces fonds sont conçus pour être un placement simple et accessible, agissant comme un puissant outil de capital de développement pour des centaines d’entreprises à travers la province.
Le principal attrait est bien sûr fiscal. Un investissement dans ces fonds donne droit à un crédit d’impôt de 30 %, partagé également entre le provincial et le fédéral, sur un maximum de 5 000 $ par an. Cela représente une économie d’impôt pouvant atteindre 1 500 $ immédiatement. Mais au-delà de cet avantage, la performance à long terme est également un facteur à considérer. Par exemple, le rendement annuel composé du Fonds FTQ s’élevait à 7,3 % sur 10 ans, démontrant que le soutien à l’économie locale peut aussi être financièrement rentable. Ces placements sont donc une base solide pour la portion « Cœur » de votre portefeuille.
Pour faire un choix éclairé entre les deux principaux fonds, il est essentiel de comprendre leurs caractéristiques clés, qui sont globalement très similaires depuis les récentes harmonisations. Le tableau suivant résume les points essentiels pour l’année fiscale 2024.
| Critère | Fonds FTQ | Fondaction |
|---|---|---|
| Crédit d’impôt total | 30% (15% Québec + 15% fédéral) | 30% (15% Québec + 15% fédéral) |
| Investissement maximum avec crédit | 5 000 $/an | 5 000 $/an |
| Économie fiscale maximale | 1 500 $/an | 1 500 $/an |
| Période de détention minimum | 5 ans (progressif depuis 2024) | 5 ans (progressif depuis 2024) |
| Admissibilité au crédit | Revenu imposable < 112 655 $ (2024) | Revenu imposable < 112 655 $ (2024) |
L’attrait de ces fonds est donc indéniable, combinant un avantage fiscal immédiat et une participation tangible à l’économie québécoise. Cependant, il est crucial de noter le plafond de cotisation de 5 000 $ donnant droit au crédit d’impôt, ce qui limite leur poids dans une stratégie d’investissement globale.
Hydro-Québec, SAQ et Loto-Québec : peut-on investir dans les sociétés d’État québécoises ?
La question revient constamment chez les investisseurs qui cherchent à miser sur les fleurons de l’économie québécoise : comment acheter des actions d’Hydro-Québec, de la SAQ ou de Loto-Québec ? Ces sociétés d’État sont des monopoles rentables, des symboles de réussite collective et semblent être des placements d’une stabilité à toute épreuve. Comme le souligne l’analyste Fabien Major dans une de ses chroniques pour InfoBref, la question de savoir où placer son argent pour contribuer à l’économie locale est centrale :
Alors dans quoi peut-on bien investir tout en contribuant à l’économie québécoise? La même question se pose si on est admissible au crédit additionnel, mais qu’on désire mettre plus que 5000 $: où l’investir?
– Fabien Major, InfoBref – Chronique Finances
La réponse est directe et sans équivoque : il est impossible pour un particulier d’investir directement dans le capital de ces sociétés, puisqu’elles appartiennent à 100 % au gouvernement du Québec. Cependant, l’impossibilité d’un investissement direct ne signifie pas qu’il est impossible de s’exposer indirectement à leur succès. C’est ce que l’on appelle l’investissement par procuration : miser sur les entreprises privées qui composent leur écosystème.
Cette stratégie demande plus de recherche, mais elle permet de capter une partie de la valeur générée par ces géants. Voici quelques pistes concrètes :
- Pour s’exposer à Hydro-Québec : On peut se tourner vers des producteurs privés d’énergies renouvelables qui sont ses partenaires, comme Boralex ou Innergex. Une autre avenue est d’investir dans les grandes firmes de génie-conseil comme WSP ou AtkinsRéalis (anciennement SNC-Lavalin), qui obtiennent régulièrement des contrats majeurs.
- Pour s’exposer à la SAQ : L’investissement peut se faire via des placements privés dans les microdistilleries et vignobles québécois dont les produits sont distribués par la SAQ, captant ainsi la croissance du terroir local.
- Pour s’exposer à Loto-Québec : Il est possible de regarder du côté des fournisseurs technologiques du secteur du jeu ou des développeurs de jeux sociaux qui collaborent avec la société d’État.
Cette approche, plus sophistiquée, permet de construire un portefeuille qui reflète la solidité des sociétés d’État sans en être actionnaire direct. C’est une façon créative de participer à la richesse collective.
L’erreur des investisseurs québécois qui concentrent trop leur portefeuille localement
L’envie d’investir “chez nous” est si forte qu’elle peut mener à une erreur coûteuse : le biais domestique. Ce phénomène décrit la tendance des investisseurs à surpondérer massivement les actions de leur propre pays, au détriment d’une diversification mondiale. En pensant bien faire, on crée un portefeuille vulnérable, entièrement dépendant de la santé d’une seule économie régionale. C’est comme mettre tous ses œufs dans le même panier, aussi solide soit-il.
La performance de certains fonds purement locaux illustre ce risque. Par exemple, une analyse a montré que certains fonds diversifiés offerts par des institutions québécoises ont affiché des rendements modestes, parfois autour de 2,66% annuellement sur 3 ans, bien en deçà de ce qu’un portefeuille mondial diversifié aurait pu offrir sur la même période. Cela ne signifie pas que l’investissement local est mauvais, mais qu’il ne doit pas être la seule composante de votre stratégie.
La solution à ce dilemme est la stratégie “Core-Satellite” (Cœur-Satellite). Le “Cœur” (Core) de votre portefeuille est constitué de placements locaux stables et performants (fonds de travailleurs, FNB québécois). Ce noyau solide est ensuite complété par des “Satellites”, c’est-à-dire des investissements dans des FNB mondiaux (ex: un FNB qui suit l’indice MSCI World) ou des secteurs de croissance spécifiques non représentés au Québec. Fait intéressant, même les gestionnaires de fonds québécois appliquent cette logique. Une analyse a révélé que pour certains fonds, près de la moitié des actifs sont en réalité investis à l’extérieur du Québec, avec par exemple des FNB comme le MSCI Monde petite capitalisation parmi les principales positions. Ils le font pour une raison simple : la diversification est la clé de la gestion du risque.
Adopter cette approche permet de bénéficier du meilleur des deux mondes : le soutien à l’économie québécoise et la résilience d’un portefeuille global. C’est la marque d’un investissement éclairé plutôt qu’aveuglément patriotique.
Comment investir dans des startups québécoises via le financement participatif ?
Pour l’investisseur à la recherche de potentiel de croissance élevé et désireux de soutenir l’innovation à sa source, le financement participatif en capital (ou *equity crowdfunding*) est une avenue fascinante. Contrairement à l’achat d’actions en bourse, cette méthode permet d’investir directement dans des entreprises en démarrage, les fameuses startups, en échange de parts dans l’entreprise. C’est une façon très concrète de devenir partenaire de la prochaine génération d’entrepreneurs québécois.

Le Québec dispose d’un écosystème de plateformes dédiées qui facilitent ces investissements, chacune avec ses spécificités. Certaines, comme La Ruche, se concentrent sur le financement par dons ou préventes pour des projets à fort impact local, tandis que d’autres sont spécialisées dans l’investissement en capital.
| Plateforme | Type | Portée | Montant minimum |
|---|---|---|---|
| FrontFundr | Equity crowdfunding | Canada entier | Variable selon projet |
| GoTroo | Equity crowdfunding | Québec seulement | 99 $ (selon projet) |
| La Ruche Québec | Don/Prévente | Québec – projets locaux | Variable |
Cependant, il faut être clair : investir dans une startup est une activité à haut risque. Le potentiel de rendement est élevé, mais la probabilité d’échec l’est tout autant. Il est donc impératif de ne jamais investir d’argent que l’on ne peut se permettre de perdre et de procéder à une diligence raisonnable active. Avant de vous laisser séduire par une idée prometteuse, vous devez agir comme un véritable analyste.
Votre plan d’action : 5 questions critiques avant d’investir dans une startup
- Qui sont les investisseurs existants ? Vérifiez leur réputation dans l’écosystème. La présence d’investisseurs chevronnés est un bon signe.
- La structure du capital est-elle juste ? Analysez si la structure de l’offre ne dilue pas excessivement les nouveaux investisseurs comme vous.
- L’évaluation est-elle réaliste ? Comparez la valorisation de l’entreprise à celle de ses concurrents dans le même secteur. Une évaluation trop optimiste est un drapeau rouge.
- Quel est le plan de dépenses (“cash burn”) ? Demandez combien de mois de liquidités l’entreprise possède. Une piste d’envol trop courte est dangereuse.
- Y a-t-il une stratégie de sortie ? Assurez-vous qu’un plan clair pour une sortie (rachat, introduction en bourse) est envisagé dans un horizon de 5 à 7 ans.
Comment investir dans des fonds Fondaction ou FTQ pour soutenir l’économie québécoise ?
Au-delà de l’avantage fiscal immédiat et de la mécanique d’investissement, il est crucial de positionner stratégiquement les fonds de travailleurs au sein de votre portefeuille global. Comme nous l’avons vu, ils constituent une excellente fondation pour la portion “Cœur” de votre stratégie. Mais pourquoi sont-ils si bien adaptés à ce rôle ? La réponse réside dans leur nature hybride et leur mandat à long terme.
Premièrement, leur portefeuille est intrinsèquement diversifié à travers des centaines de PME non cotées en bourse, dans des secteurs variés allant de la technologie à la fabrication, en passant par l’agroalimentaire. Cette exposition à l’économie réelle et privée du Québec offre une décorrélation par rapport aux marchés boursiers traditionnels. Lorsque la bourse fluctue fortement, la valeur de ces fonds tend à être plus stable, agissant comme un amortisseur dans votre portefeuille global.

Deuxièmement, la période de détention minimale, qui est en cours d’ajustement progressif, vous incite à adopter une vision à long terme. Cet horizon de placement forcé est en réalité une bonne discipline d’investissement, vous empêchant de réagir de manière impulsive aux fluctuations à court terme du marché. En combinant le crédit d’impôt qui agit comme un rendement initial garanti et le potentiel de croissance du capital sur le long terme, ces fonds offrent un couple rendement/risque très attractif pour la base de votre patrimoine.
En somme, considérer les fonds FTQ ou Fondaction uniquement pour le crédit d’impôt serait une erreur. Il faut les voir comme un placement stratégique qui stabilise votre portefeuille, vous donne accès à l’économie privée québécoise et vous impose une discipline d’épargne à long terme. C’est le véritable rôle de pilier qu’ils jouent dans une stratégie d’investissement bien pensée.
Comment calculer le montant réel dont vous aurez besoin pour 30 ans de retraite au Québec ?
Toute stratégie d’investissement, qu’elle soit locale ou mondiale, doit partir d’un objectif clair. Pour la plupart d’entre nous, cet objectif est de s’assurer une retraite confortable. Mais que signifie “confortable” en chiffres ? Calculer le montant réel dont vous aurez besoin est l’étape fondamentale qui donnera un sens et une direction à vos placements. Sans cette cible, investir revient à naviguer sans destination.
Le calcul doit prendre en compte les trois principales sources de revenus à la retraite au Québec : le Régime de rentes du Québec (RRQ), la pension de la Sécurité de la vieillesse (PSV) et, bien sûr, vos épargnes personnelles (REER, CELI, etc.). Pour le RRQ, il est important de savoir que pour y cotiser, le RRQ est obligatoire si l’employé a 18 ans ou plus et gagne plus de 3 500 $ par an. Connaître vos droits accumulés est donc essentiel.
Pour estimer le capital dont vous aurez besoin de votre côté, voici une démarche structurée :
- Obtenez votre relevé de participation au RRQ : Connectez-vous à votre dossier sur le site de Retraite Québec pour connaître le montant estimé de votre future rente.
- Calculez vos prestations de la PSV : Ce montant dépend de votre nombre d’années de résidence au Canada après l’âge de 18 ans. Des calculateurs en ligne peuvent vous aider.
- Estimez vos dépenses de retraite : Soyez réaliste. Pensez à votre style de vie, mais aussi aux coûts spécifiques au Québec, comme les frais de santé non couverts par la RAMQ, qui ont tendance à augmenter avec l’âge. Le coût de la vie varie aussi grandement entre Montréal, Québec et les régions.
- Définissez votre objectif d’épargne : Soustrayez vos revenus garantis (RRQ + PSV) de vos besoins annuels estimés. Le résultat est le montant que vos placements personnels devront générer chaque année. En appliquant un taux de retrait prudent (ex: 3-4%), vous pouvez calculer le capital total nécessaire.
Ce chiffre, une fois connu, devient votre boussole. Il vous indiquera le niveau de rendement que vous devez viser et, par conséquent, le niveau de risque que vous êtes prêt à prendre avec votre stratégie Core-Satellite.
À retenir
- La meilleure stratégie d’investissement au Québec combine un « Cœur » de placements locaux solides (Fonds de travailleurs, FNB) et des « Satellites » de diversification mondiale pour réduire le risque.
- Il est impossible d’investir directement dans les sociétés d’État comme Hydro-Québec, mais on peut s’exposer à leur succès via l’investissement « par procuration » dans leurs partenaires et fournisseurs.
- Le financement participatif offre un fort potentiel mais un risque élevé ; une diligence raisonnable active est non négociable avant d’investir dans une startup.
Comment réduire vos frais bancaires de 300 $CAD/an et mieux gérer votre argent au Québec
Une stratégie d’investissement ambitieuse peut sembler intimidante, surtout si l’on pense ne pas avoir assez de capital de départ. Pourtant, le carburant de votre moteur d’investissement se trouve souvent caché à la vue de tous : dans les dépenses inutiles du quotidien. Les frais bancaires, par exemple, peuvent représenter plusieurs centaines de dollars par an. Réduire ces frais de 300 $ ou plus est non seulement possible, mais c’est aussi le premier pas pour libérer des fonds qui travailleront pour vous.
Des banques en ligne sans frais aux forfaits mieux adaptés à vos besoins, les options pour “magasiner” et optimiser ses services bancaires sont nombreuses au Québec. De plus, des applications québécoises comme Hardbacon se sont donné pour mission d’aider les investisseurs à consolider la vision de leurs placements et à mieux gérer leurs finances. Selon l’entreprise, 70% de ses clients sont au Québec, ce qui témoigne d’un réel besoin pour de tels outils. L’objectif est de transformer chaque dollar économisé en un dollar investi.
Voici 3 stratégies concrètes pour que vos économies sur les frais bancaires deviennent le socle de votre patrimoine :
- Automatisez le transfert : Mettez en place un virement mensuel automatique du montant économisé (ex: 25 $) de votre compte-chèques vers un compte CELI investi dans un FNB à faible coût.
- Bonifiez vos fonds de travailleurs : Utilisez les 300 $ annuels économisés pour faire une contribution supplémentaire à votre REER via le Fonds FTQ ou Fondaction, maximisant ainsi vos retours d’impôt.
- Séparez pour mieux investir : Ouvrez un compte-chèques sans frais dans une banque en ligne et virez-y systématiquement l’argent sauvé. De là, redirigez ces fonds vers une plateforme d’investissement automatisé (“robo-advisor”).
En fin de compte, la construction d’un portefeuille solide ne commence pas avec de grosses sommes, mais avec de bonnes habitudes. Transformer des frais passifs en investissements actifs est la plus fondamentale de toutes.
Pour mettre en pratique ces conseils, l’étape suivante consiste à analyser vos propres relevés bancaires et à choisir la stratégie d’économie et d’investissement qui s’intègre le mieux à votre quotidien. Commencez dès aujourd’hui à transformer vos frais en capital.